Habitats ?
Représentations fragiles et symboliques, construites instinctivement dans l’urgence. L’urgence d’un désir, observer la nature, l’infiniment petit,
le presque rien, celui que l’on ignore, celle que l’on taille à la belle saison, la fine brindille, la mauvaise herbe.
Sèche et encore parfumée elle nous parle de ce territoire, droite, courbée, résistante, elle le constitue, le représente, l’identifie.
La maison, c’est ça, c’est ce que nous reconnaissons, qui nous apaise,
le sentiment d’être à la bonne place.
La forêt, le désert, la montagne, la mer, la ville, peu importe…
A chacun sa maison.
Les miennes sont d’ici, faites de fenouil et d’ail sauvage glanés le long des chemins, au bord des étangs, des petites architecture improbables et bancales.
Elles parlent de moi et de vous, elles sont le lien et nous ramènent à l’intérieur de nous-mêmes.
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