L’ombre et la lumière, éléments indissociables.
La lumière crée l’ombre, qui, au lieu de révéler, va créer l’ambiguïté.
Qu’y a-t ’il au cœur des arbres, au plus profond des forêts, dans les paysages modelés par la lumière et ouvragés par les ombres, chacune révélant leur part de mystère ?
Formes, couleurs, densités sans cesse réinventées.
Et qu’en est-il du poids du ciel ? Ce vaste ciel dans lequel se forment et se dissolvent les nuages, légers, vaporeux, évanescents, ou lourds, épais, noirs, menaçants…
Dans le spectre des couleurs qui s’inventent de froides à chaudes, les volumes changent perpétuellement et donnent à percevoir le temps qui passe dans sa densité ou sa légèreté.
Quand nous regardons une œuvre, l’œil est, la plupart du temps, séduit par la source de lumière de celle-ci. Mais petit à petit, en y prêtant attention, n’est-il pas attiré, conduit vers l’ombre et tout ce qui s’y passe, avec curiosité et interrogation ?
Il y a un équilibre entre ombre et lumière, alternance du temps qui passe.
Dans ma peinture, je cherche alors à saisir ces moments d’équilibres ou de déséquilibres dans leur fragilité.
Peindre devient alors nécessité absolue d’arrêter ces moments fugaces, interrogeant le mystère de la vie… et toujours le temps qui passe.

