S’inspirant des Nouveaux Réalistes, Dadave endosse les habits d’archéologue et de sculpteur pour construire sa recherche plastique autour des éléments qu’il collecte, accumule, dissèque, assemble et ordonne.
Sensibilisé depuis de nombreuses années par la catastrophe écologique annoncée et par la transition énergétique à venir, il tente d’interroger le spectateur sur l’extraordinaire challenge que représente la gestion des déchets liés aux nouvelles technologies, ses impacts négatifs sur l’environnement d’hier, d’aujourd’hui et de demain. Il questionne notre rapport à l’avenir de la société de consommation et interroge sur les solutions alternatives.
Dadave se consacre également à la sensibilisation autour des déchets auprès du jeune public en intervenant régulièrement auprès de structures institutionnelles (écoles, centre de quartiers, missions locales).
Dadave fait dialoguer le fait-main et la technologie en préservant toujours l’origine de la forme et de la couleur : chaque composant électronique est identique à celui trouvé dans l’objet déconstruit. Les appareils connus aux fonctionnalités altérées, désormais inefficaces et improductifs, élargissent le sens du champ de production et de création de l’ère du numérique.
Mise en abyme de notre société, dédales pseudo urbains, ses univers complexes jouent de la répétition du même.

