« Je déambule à travers la ville et devant chaque objet qui m’arrête, je m’interroge : comment est-il arrivé là ? Ma cueillette ne se limite pas aux matériaux, zinc, fer, cuivre. Je suis à l’affût de tout ce qui affleure, le long des murs, au ras des trottoirs. Je photographie énormément, un carnet m’accompagne en permanence et je note, je dessine…
Un peu partout, je prélève les traces de l’homme sur son environnement urbain. Je traque les intentions lisibles encore, mais abandonnées… Mon travail interroge la mémoire ».
Dominique est quelque part un parent d’Antoni Tàpies, tout comme lui, contre une conception élitiste de l’Art, un cousin de Mark Rothko pour son travail de composition, ses équilibres de couleurs, de lumières tout comme Sean Scully, l’irlandais.
Son admiration est aussi pour le travail sur le noir et sa fabuleuse manière de capter la lumière de Pierre Soulages, et dans ses gravures, la force qui surgit de la tension entre intention et hasard.
Sa découverte du zinc, la spontanéité de la main qui palpe, découpe, froisse, aplanit, brûle, plie, colle visse, cloue, rivette, soude est due à sa rencontre avec François Calvat, niçois qui vivait en Isère. C’est ainsi que Dominique prend conscience du volume de la matière, de l’extraction du plan. Son travail de création est le fruit de ses expériences, de la conscience d’une nouvelle réalité avec ses passages, ses sas, ses tunnels, son nouvel horizon.

